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Activités du CWC

Le CWC mène occasionnellement des activités et des campagnes spécifiques relatives au capital des travailleurs avec le concours d’une partie ou de la totalité de ses affiliés.

Activités en cours

  • Le CWC mène un programme s’adressant à des entreprises des services financiers dont les syndicats sont actionnaires ou qui entretiennent des liens étroits avec le mouvement syndical à l’échelon mondial, notamment des banques, des compagnies d’assurances, des gestionnaires de capital à risque et des sociétés en holding. En avril 2005 aura lieu une réunion des cadres supérieurs de ces entreprises financières sous l’égide du CWC. Cette rencontre permettra aux participants de « faire connaissance » et de découvrir les activités des uns et des autres. Elle a pour objectif à plus long terme de faciliter la discussion de perspectives d’investissement et d’autres initiatives susceptibles d’être favorables au mouvement syndical international.

  • Les syndicats australiens ont récemment mis les investisseurs en garde contre la société James Hardie. Ce fabricant de matériaux de construction doit sa triste notoriété au fait qu’il se soit soustrait à ses responsabilités légales et morales envers les victimes de l’amiante en Australie. A la suite d’une campagne syndicale menée avec le concours de réseaux internationaux mis sur pied par le Comité, James Hardie a résolu d’omettre de présenter son état financier annuel aux actionnaires à l’occasion de l’Assemblée générale annuelle de septembre 2004, par crainte que la déconvenue des actionnaires ne porte atteinte à l’image de la société. En décembre 2004, l’Australian Council of Trade Unions (ACTU) et James Hardie ont souscrit un protocole d’accord incluant l’accord d’indemnisation le plus important de l’histoire d’Australie.
  • Campagne Birmanie. Les membres du CWC participent à une campagne à long terme ciblée sur des entreprises qui entretiennent des relations commerciales, réalisent des investissements ou promeuvent le tourisme en Birmanie (Myanmar), agissant par là-même au bénéfice du régime répressif au pouvoir. La CISL a compilé une liste de plus de 400 entreprises multinationales entretenant des liens avec la Birmanie. Cette liste est mise à jour régulièrement. Global Unions a contacté plus de 700 entreprises, dont plusieurs telles que Unocal Oil, Halliburton, Ivanhoe Mines, Marriot International et Citigroup font l’objet de campagnes de pression ciblées sur les actionnaires. Dans certains cas, des discussions directes ont eu lieu entre les entreprises et les Global Unions. De telles discussions ont joué un rôle déterminant dans la décision de certaines entreprises de se retirer de Birmanie, dont les sociétés BAT, Accor ou Premier Oil, notamment.

Activités antérieures

  • Intervention au Forum économique mondial (FEM) 2003
Une session spéciale de la réunion annuelle du Forum économique mondial (FEM) de janvier 2003 a été consacrée spécifiquement au thème du capital des travailleurs. Cette rencontre fut l’occasion pour le mouvement syndical de promouvoir ses politiques et ses priorités dans un vaste éventail de domaines auprès des principaux cadres d’entreprises à l’échelle internationale et d’attirer l’attention de ces derniers sur la part importante d’actions détenues par les fonds de pension au sein de ces sociétés transnationales. Les représentants d’UNI au sein du CWC ont insisté sur l’importance du secteur privé, et notamment des gestionnaires d’investissements et des banques dans la prise en considération du rôle des services publics envers la création d’un cadre social et économique à l’intérieur duquel ils puissent opérer et prôner des services publics de qualité.

  • Rio Tinto
En 2000, les actionnaires syndicaux d’Australie, d’Amérique du Nord et du Royaume-Uni se sont unis pour dénoncer les pratiques du travail chez le géant mondial de l’exploitation minière Rio Tinto. Une résolution des actionnaires à ce sujet a remporté plus de 17 pour-cent des voix exprimées (représentant plus de US$ 1,5 milliards d’actions de Rio Tinto.) Un nombre important d’actionnaires se sont initialement abstenus de voter en l’absence d’une politique les orientant dans le choix d’une ligne de conduite dans le cadre de tels débats. A l’occasion des discussions sur la résolution, l’entreprise a convenu du rôle important joué par les normes internationales du travail dans la création de valeur pour l’actionnariat. Cette coalition a représenté l’opposition la plus large à avoir été exprimée par procuration à ce jour par un groupe d’actionnaires à l’échelon international. Veuillez visiter le site de la coalition des actionnaires Rio Tinto pour plus d'informations.